mercredi, décembre 28, 2005

le gérant de l'hotel


Se retrouver par malchance a chercher une chambre d'hotel a 2h du matin. Recherche vaine et infructueuse. Aucun moyen de trouver en ville un moyen de passer la nuit. Il me semble déja les avoir tous fait. Une enseigne au néon bleu capte mon attention. A travers la porte vitrée de l'entrée, un homme sort d'un local avec un balais et une serpiere comme un membre du personnel de nettoyage qui aurait fini son service. Ce qui laisse à penser que j'arrive trop tard.

mardi, mai 24, 2005

[PLAYLIST]

Dj freak - Lost Worlds
Ironflame.de - Statement 1961

mardi, mai 03, 2005

AMOUR MATE

La nuit ne tombe pas,
elle n'en finit pas
de sillonner quotidiennement
les rues
de longer les murs
des pavillons sécurisés
creusant un dédale infini
une zone reculée du sommeil
ou elle s'apprete a nous accueillir
a donner un surcroit de chair
a nos vies épuisées
a prendre la forme d'une voiture
garée dans cette rue
il n'y a qu'elle, blanche
qui occupe l'espace
au bord du mur
beaucoup de murs ici
de portails, de grillages,
de veilleuses,
comme le téléviseur en veille
la ville continue de nous regarder
depuis l'intérieur des propriétés
aux excroissances végétales
qui ombragent le sol
les pas ralentissent
surprenant
l'intime surveillance
des fonctions vitales
des présences retirées
des images fantomes
de loin
le ciel répercute les scintillements
urbains
crépuscule embrasé
ombres découpées
d'arbres du désert
de limbes et d'abris incolores

jeudi, avril 28, 2005

[PLAYLIST]

Bauhaus- Sanity assassin
Scorn- Slumber

mercredi, avril 13, 2005

MOTEUR CHAIR

C'est l'heure de pointe. La visibilité est réduite par les taules qui se rapprochent. Le flux automobile se stabilise et le ralentissement encrasse les moteurs chauds. L'impatience des fins de journée agit sur la peine qu'a la ville a se désencombrer. La vibration du volant, qui se propage dans les membres du conducteur, lui préserve une attention minimum, comme des micro secousses corticales. La torpeur qui s'incarne au ralenti, le sentiment d'une possible familiarité du moteur avec sa position assise, le pousse a accélérer par accoups.
Entre les voitures qui se suivent, circule un handicapé moteur. Assi sur sa chaise roulante, il prend une assurance démesurée, presque insouciante, a se déplacer comme une voiture. Sa chaise sur roues, dont deux petites a l'avant, épouse difficilement le relief du sol, surtout celui des bas cotés. Les trous colmatés dans l'urgence le font sursauter constamment, lui font secouer la tete, les paupieres, les levres, comme s'il communiquait facialement avec la route. Il suit une pente qui l'attire vers les voies rapides. Son corps s'amasse dans les coins que forment son dossier et son siege. Il n'a aucun coffre pour transporter sa vie, seulement quelques sacs plastiques disposés au hasard des poignées de son fauteuil.

mardi, mars 15, 2005

RESTES

Il y'a les flics chez elle. Son appartement est éclairé dans le salon et cela fait plusieurs semaines qu'elle n'y est pas revenue. Une voiture de la PJ est garée devant l'immeuble, taule grise, girophare bleu éteint, avec un gendarme un peu vieux devant qui monte la garde. Dehors, il y'a toujours cette brume et ce froid humide, comme si la nuit transpirait. En redescendant un peu, en contrebas, il y'a un homme. Il est assis sur les escaliers, devant sa porte, et il ne bouge pas. Il est légerement replié, tete baissée, en contrejour, une fumée abondante sort de sa bouche. C'est pas clair, quelque chose dégouline au sol, on dirait qu'il bouffe et qu'il en fout partout. Il y'a une grande tache sur le trottoir, une grande flaque entre ses jambes. C'est du sang. Il saigne énormément du nez. Il est la, regard vide, sous la lumiere blanche de la rue et se laisse lentement saigner par paquets.

mardi, mars 01, 2005

comme si rien ne s'était passé

ils s'appretent a danser une valse
ils apprennent a danser ensemble
sous la lumiere rouge

lui il n'aime pas les valses
il n'aime pas danser
pas vraiment
sauf sur sa B.O préférée
sauf avec elle
il veut bien faire une exception

deux braises sorties du feu
deux entrailles habillées de nuit
brillent de rouge saturé
face a face
enlacés
maladroitement
ils dansent